« Femmes des années 80, moins Colombine qu’Arlequin ayant réussi l’amalgame de l’autorité et du charme… » STOP !
Plutôt que de laisser Michel Sardou se faire le chantre de la féminité voire du féminisme, permettons aux premières concernées de nous faire entendre leurs voix.
Au travers de sa pièce, Les Mangeuses de Pommes, Bérengère Gilberton, qui interprète deux personnages du spectacle, nous offre une vision tendre, amère et drôle des différents aspects de la vie des femmes d’aujourd’hui.
Bérengère et les trois comédiennes qui l’accompagnent (Hélène Guichard, Marie-Laure Gilberton et Marie Odile Mangin) donnent vie à des archétypes qui vont de la femme battue à la working girl en passant par la potiche. La pièce tente d’évoquer toutes les difficultés de la condition féminine. Le tiraillement entre maternité et carrière tient d’ailleurs une place particulière dans la pièce.
C’est ici l’occasion d’entamer une réflexion, un état des lieux. Car si depuis plusieurs décennies, certaines barrières sont tombées, un long chemin reste à parcourir. Qu’il s’agisse de la sphère professionnelle ou de la sphère privée, les carcans sont solides tout comme les idées reçues.
Les femmes demeurent dans un certain imaginaire collectif. Les mangeuses de pommes, instigatrices du péché originel. La pièce bouscule les représentations avec humour et intelligence.